Méthodologie
Ce que chaque chiffre veut dire
Le service publie quatre indicateurs séparés, jamais moyennés entre eux. Chacun garde sa source, sa maille et son millésime — et reste vide là où sa source ne publie pas. Cette page détaille les mêmes définitions que les fiches « ? » des tableaux : elles sont écrites une seule fois et servent aux deux endroits.
Pourquoi il n'y a pas de score sur 100
Le service a publié un indice composite jusqu'au 6 septembre 2026. Il moyennait des rangs issus de sources hétérogènes, allant de 2019 à 2026, produisait 55 % de lignes ex æquo et affichait au dixième une précision qu'aucune de ses composantes ne portait. Il n'était pas faux : il était invérifiable, ce qui est pire — personne ne pouvait le démentir, et nous ne pouvions rien démontrer.
Il a été supprimé, sans être remplacé par un autre indice. À sa place, quatre indicateurs qui ne se mélangent pas, chacun rattaché à ce qui l'établit.
Trois règles qui valent partout
- Chaque nombre à sa maille. Une valeur mesurée pour une famille professionnelle n'est pas présentée comme celle d'un métier, ni une valeur régionale comme celle d'un département.
- Pas de repli silencieux. Quand une source ne publie pas pour un territoire, la valeur reste vide. Nous ne la remplaçons jamais par une moyenne régionale ou nationale déguisée en mesure locale.
- Ce que nous calculons est nommé comme tel. Une somme, une part, un rang ou un comptage faits par le service sont annoncés, avec leur incertitude quand la source en introduit une — arrondis, valeurs masquées, imputations.
Le détail
Chaque donnée publiée, une par une
Ce sont les mêmes textes que ceux des fiches « ? » à côté de chaque en-tête de colonne.
Tension
« Ce métier peine-t-il à recruter ici, comparé au reste de la France ? »
Une position, en quatre niveaux — faible, modérée, forte, très forte. « Tension très forte » veut dire « parmi les 15 % de couples métier × département les plus tendus de France », et non « il manque tant de candidats ».
Comment c'est calculé
Deux sources mesurent la même chose et publient chacune une valeur continue sous leur propre échelle : l'indicateur de tension de la Dares, et la perspective employeur de France Travail. Chaque valeur est convertie en rang-percentile au sein de sa propre population nationale, puis nous faisons la moyenne simple des positions disponibles — une ou deux —, découpée en quatre aux seuils 0,35 / 0,58 / 0,85 — le seuil de « forte » donne à « forte ou très forte » la même part que France Travail donne à ses niveaux 4 et 5 dans ses publications départementales. Cet alignement est nécessaire : la Dares classe 44 % des lignes à son niveau maximal, France Travail 25 %, si bien que prendre « l'une sinon l'autre » ferait dépendre la sévérité affichée de la source disponible. Une fois alignées, les deux s'accordent à 0,930 de corrélation.
Source
Dares, tensions sur le marché du travail 2024 (famille professionnelle × département) et France Travail, statistiques marché du travail 2025 (métier × département).
Ce que ça ne dit pas
Vide quand aucune des deux sources ne publie pour ce département : nous n'y substituons jamais une valeur régionale. Cela concerne 26 % des couples publiés, mais seulement 1,5 % de ceux qui comptent plus de mille offres — les trous tombent là où le volume est faible.
Départements en tension forte
« Dans combien de départements ce métier recrute-t-il difficilement ? »
Le nombre de départements où le métier est en tension forte ou très forte, rapporté à ceux où sa tension est mesurée. « 92 / 97 » se lit : tendu dans 92 des 97 départements où la mesure existe.
Comment c'est calculé
Un comptage, et non une moyenne des niveaux départementaux : moyenner quatre classes ne produit rien qui ait une unité, et une moyenne calculée sur un seul département passerait devant une moyenne calculée sur quatre-vingt-dix-huit. Ne sont comptés que les départements où le métier atteint 50 offres sur douze mois. À égalité, le volume d'offres départage le classement.
Source
Calculé par le service à partir du niveau de tension de chaque département.
Ce que ça ne dit pas
Le dénominateur n'est pas 101 : un métier n'existe pas partout, et les sources ne publient au département que ce que le volume permet. « 55 sur 72 » et « 55 sur 60 » ne disent pas la même chose.
Difficulté déclarée
« Les employeurs s'attendent-ils à peiner pour recruter ? »
La part des projets de recrutement que les employeurs déclarent difficiles. C'est une intention exprimée en début d'année, non un constat d'échec : elle dit qu'un employeur s'attend à peiner, pas qu'il n'a pas recruté.
Comment c'est calculé
L'enquête ne classe pas par métier mais par famille professionnelle, et ne publie qu'à la maille du bassin d'emploi. Le chiffre départemental est donc notre addition de ses lignes bassin. Pour un métier, c'est la moyenne des familles dont il relève, pondérée par la table de qualification de la Dares — la fiche du métier en publie la décomposition. Rien n'est affiché sous 30 projets déclarés, et les familles dont toutes les lignes sont masquées par le secret statistique sont écartées : leurs compteurs, imputés, les mettaient mécaniquement à 100 %.
Source
France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre 2026, famille professionnelle × département.
Ce que ça ne dit pas
Elle porte sur la famille entière, jamais sur ce seul métier : les projets ne sont pas répartis entre les métiers qui la composent.
Recrutements difficiles
« Peine-t-on à recruter dans ce département, tous métiers confondus ? »
La part des projets de recrutement que les employeurs du département déclarent difficiles. Elle s'échelonne de 29 % à Paris à 64 % en Corrèze.
Comment c'est calculé
Somme des projets jugés difficiles divisée par la somme des projets, sur toutes les familles professionnelles du département. L'enquête ne publie qu'à la maille du bassin d'emploi : ce total est notre addition de ses lignes. Elle remplace par une étoile toute valeur inférieure à cinq, que nous comptons pour deux ; les familles masquées de bout en bout sont écartées du calcul, soit 6 514 projets sur 2 263 564.
Source
France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre 2026, département.
Ce que ça ne dit pas
Un projet de recrutement n'est pas une offre d'emploi : c'est une intention déclarée par un employeur, tous canaux confondus. Les deux ne se mettent jamais en regard — leur rapport va de 0,18 à 4,56 selon le département.
Offres 12 mois
« Combien de postes sont proposés ? »
Le nombre d'offres d'emploi enregistrées par France Travail sur les quatre derniers trimestres.
Comment c'est calculé
Somme des quatre derniers trimestres publiés. La source arrondit chaque valeur trimestrielle à la dizaine : un métier comptant moins de cinq offres sur un trimestre y apparaît à zéro. Sur la page d'un département, le total est notre somme métier par métier — l'API n'expose aucun total départemental —, et le signe ≈ marque les départements où ces arrondis peuvent représenter plus de 5 % du total. Les totaux France, eux, sont mesurés à la maille France et non additionnés depuis les départements.
Source
France Travail, statistiques sur les offres d'emploi, dernier trimestre agrégé 2026T1.
Ce que ça ne dit pas
Une offre est une annonce déposée sur ce canal, non l'ensemble des recrutements du territoire : une partie du marché du travail passe par d'autres voies.
Sur un an
« Le nombre d'offres se contracte-t-il ? »
L'écart entre les quatre derniers trimestres et les quatre précédents. Quand l'écart mesuré est plus petit que ce que l'arrondi de la source peut expliquer, nous écrivons « stable » plutôt qu'un pourcentage.
Comment c'est calculé
Comparaison à champ constant, c'est-à-dire sur les seuls métiers mesurés aux deux périodes ; sans cette précaution, l'écart resterait sous le bruit d'arrondi dans 4 départements sur 101. Chaque valeur trimestrielle étant arrondie à la dizaine, l'erreur est uniforme sur dix unités et huit trimestres se composent en racine carrée : la marge publiée vaut trois écarts-types. Elle va de 0,15 point à Paris à 17 points à Mayotte.
Source
France Travail, statistiques sur les offres d'emploi.
Ce que ça ne dit pas
Le mouvement porte sur les offres déposées à France Travail, non sur l'ensemble du marché : une partie peut venir du canal de diffusion choisi par les employeurs, ce que nos données ne permettent pas de départager.
Arrêté métiers en tension
« Ce métier ouvre-t-il les droits attachés à la liste officielle ? »
Un fait juridique, pas une mesure : le métier est inscrit, ou il ne l'est pas, à l'arrêté du 21 mai 2025. L'inscription ouvre des droits en matière de recrutement de travailleurs étrangers.
Comment c'est calculé
L'arrêté liste des métiers par région. Le rattachement se fait par jointure directe sur les codes ROME qu'il porte, sans passer par une matrice de correspondance : un métier y est ou n'y est pas, et nous ne publions plus de valeur intermédiaire.
Source
Arrêté du 21 mai 2025 relatif aux métiers en tension, 13 régions métropolitaines.
Ce que ça ne dit pas
Le texte ne couvre pas les départements d'outre-mer : la réponse y est « non applicable », ce qui n'est pas « non ».
Arrêté
« Dans combien de régions ce métier est-il inscrit à la liste officielle ? »
Le nombre de régions où le métier est inscrit à l'arrêté du 21 mai 2025, sur les treize que le texte couvre.
Comment c'est calculé
L'arrêté est un texte régional : il n'existe pas de version nationale, et le réduire à « inscrit / non inscrit » exigerait de choisir un seuil que rien ne fonde. Le décompte est donc la seule forme publiable à cette maille. Il distingue réellement les métiers : 57 % n'y figurent dans aucune région, 3,9 % dans les treize.
Source
Arrêté du 21 mai 2025 relatif aux métiers en tension, 13 régions métropolitaines.
Ce que ça ne dit pas
Les départements d'outre-mer sont hors du champ du texte : ils ne comptent ni dans le numérateur ni dans le dénominateur.
Causes principales
« Pourquoi ce métier peine-t-il à recruter ? »
Les facteurs que les employeurs jugent forts — 4 ou 5 sur 5. Aucun n'est élu « facteur dominant » : tout ce qui pèse est nommé, et rien ne l'est quand rien ne pèse. C'est ce que personne d'autre ne publie à cette maille.
Comment c'est calculé
Sept facteurs gradués de 1 à 5 sont publiés avec la tension. La couleur les range en trois groupes : le vivier — manque de candidats, formation exigée —, auquel l'orientation et la formation répondent ; le poste lui-même — conditions de travail, salaire, précarité —, qui demande un autre levier ; le contexte du marché — intensité des embauches, éloignement.
Source
France Travail 2025 au métier quand elle publie ici (64 % des lignes publiées), sinon Dares 2024 à la famille professionnelle (36 %). La fiche du métier écrit laquelle sert.
Ce que ça ne dit pas
Les deux sources ne graduent pas les mêmes facteurs de la même façon : quand elles coexistent, elles ne s'accordent que sur 36,6 % des lignes pour le manque de candidats. C'est pourquoi la source est nommée à côté des jauges.
Secteur d'activité
« De quelle activité s'agit-il ? »
Le secteur au sens de la nomenclature d'activités française, au niveau de la division : 79 secteurs — « Travaux de construction spécialisés », « Métallurgie », « Hébergement médico-social ».
Comment c'est calculé
Un secteur ne recrute pas « en général » : il recrute des métiers. Tout ce qui est publié ici en dérive. Les métiers rattachés à un secteur viennent de l'arborescence publiée par France Travail, qui dit dans quels secteurs chaque métier s'exerce.
Source
Nomenclature d'activités française (NAF), niveau division, INSEE ; arborescence ROME de France Travail pour le rattachement des métiers.
Ce que ça ne dit pas
Cette liste de métiers est nationale et généreuse : 166 métiers pour la recherche-développement, 34 en médiane. Confrontée aux employeurs qui publient réellement les offres, elle en couvre la moitié. On lit donc « les métiers qu'on exerce dans ce secteur », jamais « les métiers de ce secteur ici ».
Tension du secteur
« Ce secteur recrute-t-il sur des métiers difficiles à pourvoir, ici ? »
La moyenne des niveaux de tension des familles de métiers qu'on exerce dans ce secteur, mesurées dans ce département. Elle va de 1 — tension faible — à 4 — tension très forte. Elle s'affiche toujours avec le nombre de familles et leur répartition, parce qu'une moyenne de 3,6 portée par cinq mesures ne se lit pas comme une moyenne de 3,6 portée par trente.
Comment c'est calculé
On prend les métiers du secteur dont la tension est mesurée dans ce département, on les regroupe par famille de métiers — la maille à laquelle la source mesure —, et on fait la moyenne des niveaux de ces familles. Une voix par mesure indépendante : sept codes ROME de la maçonnerie ne font qu'une famille et ne comptent donc qu'une fois. Un secteur n'est publié qu'à partir de cinq familles mesurées. La moyenne n'est pas arrondie en un niveau de 1 à 4 : l'arrondi rangeait deux tiers des secteurs dans la même case.
Source
Niveau de tension du service, calculé à partir des indicateurs Dares et France Travail, appliqué aux métiers du secteur dans ce département.
Ce que ça ne dit pas
C'est une grandeur calculée par le service : aucune source ne publie de tension par secteur au département — l'API de France Travail la refuse à cette maille. Confrontée à l'enquête Besoins en main-d'œuvre, source indépendante, elle classe les secteurs dans le même ordre à 0,83.
Familles mesurées
« Sur combien de mesures cette moyenne repose-t-elle ? »
Le nombre de familles de métiers du secteur dont la tension est mesurée dans ce département, et leur répartition entre les quatre niveaux.
Comment c'est calculé
La Dares publie la tension par famille de métiers, pas par code métier : plusieurs codes d'une même famille portent la même mesure. Les compter séparément afficherait une précision que la source n'a pas — un couple secteur × département compte 29 codes métiers en moyenne pour seulement 9,5 mesures réelles. C'est donc la famille qui compte pour une voix, et son nombre est publié à côté de la moyenne.
Source
Familles professionnelles (FAP 2021), Dares.
Ce que ça ne dit pas
Sous cinq familles mesurées, rien n'est publié : la moyenne porterait sur une ou deux mesures. C'est ce seuil qui écarte la construction en Creuse, où sept métiers affichés ne recouvraient que deux mesures.
Départements où le secteur est tendu
« Ce secteur peine-t-il partout, ou seulement à certains endroits ? »
Le nombre de départements où la moyenne du secteur atteint 3 sur 4 — la tension forte —, rapporté à ceux où il est publié.
Comment c'est calculé
Un comptage, comme pour les métiers : la France n'a pas de valeur propre, la tension se mesure dans un département. Ne sont comptés que les départements où le secteur atteint cinq familles de métiers mesurées, et un secteur n'entre au classement national qu'à partir de dix départements publiés — sous ce nombre, « tendu dans un département sur un » n'est pas un fait national.
Source
Calculé par le service à partir de la situation de chaque département.
Ce que ça ne dit pas
Le dénominateur n'est pas 101 : un secteur n'emploie pas partout les mêmes métiers, et il n'est publié que là où assez de familles sont mesurées.
Causes de la difficulté
« D'où vient la difficulté de recrutement de ce secteur ? »
La part des familles de métiers du secteur qui relèvent de chaque cause : conditions de travail, salaire ou précarité ; manque de candidats disponibles ; exigence d'une formation précise ; inadéquation géographique. C'est la lecture qui distingue un secteur que l'orientation peut débloquer d'un secteur dont les postes eux-mêmes sont en cause.
Comment c'est calculé
Chaque métier porte son diagnostic par causes, tiré des sept facteurs de tension publiés par la Dares et France Travail. La part affichée est la proportion des familles de métiers du secteur qui relèvent de la cause dans ce département. Ces parts ne s'additionnent pas à 100 % : une même famille peut relever de plusieurs causes, et c'est le cas le plus fréquent. C'est l'écart entre elles qui se lit, jamais leur total.
Source
Diagnostic par causes du service, appliqué aux familles de métiers du secteur dans ce département.
Ce que ça ne dit pas
Seules des causes figurent ici. « En pénurie » est un état, pas une cause, et « postes attractifs » est l'absence de cause : les mettre à côté d'une cause invitait à un rapport qui n'a pas de sens. La cause « offre de formation locale insuffisante » n'est pas publiée non plus : elle vaut 0 partout, la source qui la renseignerait n'étant pas chargée.
Métiers du secteur
« Quels métiers portent la difficulté de ce secteur ? »
Les métiers qu'on exerce dans ce secteur et dont la tension est mesurée ici, avec leur niveau, leur volume d'offres et leur famille. Ce sont eux qui font la moyenne du secteur : chacun s'ouvre.
Comment c'est calculé
Le niveau de tension est celui du métier dans ce département, relu tel quel — nous ne le convertissons pas en note, ce qui donnerait à un rang la précision d'un pourcentage. La famille est indiquée parce que c'est elle qui compte pour une voix : quatre métiers de la même famille n'apportent qu'une mesure, pas quatre.
Source
Niveau de tension et volume d'offres du service, pour ce métier dans ce département.
Ce que ça ne dit pas
Aucun poids n'est affiché : la table de rattachement n'en publie pas, et celui qu'elle porte est une simple division par le nombre de secteurs du métier. Un métier peut relever de plusieurs secteurs à la fois.
Qui recrute
« Quels employeurs cherchent ce métier près de chez moi ? »
Les employeurs nommés dans les annonces que nous avons collectées pour ce métier dans ce département sur les trois derniers mois, du plus grand nombre d'annonces au plus petit.
Comment c'est calculé
Trois mois parce que c'est ce que notre collecte couvre : 95,7 % des annonces y tombent. Les agences d'intérim et de placement sont écartées sur leur code d'activité — elles pèsent 35 % des annonces —, et celles qui n'en portent pas peuvent subsister. Le lieu affiché est celui du poste, pris sur l'annonce, non le siège de l'entreprise. Une seconde liste, séparée, donne les établissements que La Bonne Boîte estime susceptibles d'embaucher : c'est une prédiction sur leurs embauches passées, jamais une annonce publiée.
Source
France Travail, annonces d'emploi collectées par le service, et La Bonne Boîte pour la seconde liste.
Ce que ça ne dit pas
La liste n'est pas exhaustive : les annonces que nous collectons représentent environ un cinquième du volume que France Travail publie pour un trimestre, et un quart d'entre elles ne nomment pas leur employeur. Elle ne se compare pas au nombre d'offres affiché plus haut, qui vient d'une statistique agrégée et porte sur une autre période.
Annonces publiées
« Combien cette entreprise a-t-elle recruté sur ces métiers, ici, ces trois derniers mois ? »
Le nombre d'annonces d'emploi que nous avons pu rattacher à cette entreprise sur les trois mois précédant le calcul, dans le périmètre des filtres choisis. C'est un minimum : « au moins n », jamais un total.
Comment c'est calculé
Une annonce France Travail ne porte pas d'identifiant d'entreprise. Nous la rattachons d'abord à un établissement par son nom, sa commune et son activité, puis, à défaut, à une entreprise par l'égalité exacte de son nom avec une dénomination ou une enseigne du répertoire SIRENE, quand ce nom ne désigne qu'une seule entreprise. Un quart des annonces nommées est ainsi rattaché. Les agences d'intérim et de placement sont écartées, sur le code d'activité de l'annonce ou sur celui de l'entreprise retrouvée. Trois mois parce que c'est ce que la collecte couvre.
Source
France Travail, annonces d'emploi collectées par le service, rattachées au répertoire SIRENE (INSEE).
Ce que ça ne dit pas
Une entreprise qui publie sous un nom qui n'est ni sa dénomination ni une enseigne connue n'est pas retrouvée. Les chiffres ne se comparent donc pas d'une entreprise à l'autre comme des totaux : ils disent qui recrute à coup sûr, pas qui recrute le plus.
Potentiel d'embauche
« France Travail pense-t-il que cette entreprise va embaucher sur ce métier ? »
Les métiers sur lesquels le service La Bonne Boîte de France Travail signale cette entreprise dans les départements choisis, et ceux qu'il juge à fort potentiel d'embauche. C'est une prédiction, pas une annonce publiée.
Comment c'est calculé
France Travail calcule pour chaque établissement et chaque métier un potentiel d'embauche à partir des embauches passées, et marque « fort potentiel » ceux qui dépassent son seuil. Nous ne publions que ce marquage, tel quel : la formule et l'horizon ne sont pas publics, et la valeur elle-même, très concentrée sur les faibles niveaux, ne se lit pas. Les établissements d'une même entreprise sont regroupés.
Source
France Travail, La Bonne Boîte, collecte du 4 septembre 2026 ; établissements ramenés à l'entreprise par le répertoire SIRENE.
Ce que ça ne dit pas
C'est un instantané mensuel, sans historique. Une entreprise signalée n'a pas nécessairement publié d'annonce, et l'inverse est vrai : les deux mesures de ce tableau sont deux populations distinctes, c'est pourquoi elles ne s'additionnent jamais.
Secteur des métiers
« Quelles entreprises recrutent des métiers du bâtiment, de la santé, de la restauration ? »
Le filtre retient les entreprises qui recrutent ou sont signalées sur un métier qui s'exerce dans ce secteur — quelle que soit leur propre activité. Un hôpital qui recrute des électriciens apparaît sous « Construction ».
Comment c'est calculé
Le rattachement d'un métier à ses secteurs est l'arborescence de France Travail, la même que sur les pages des secteurs : une nomenclature, pas une mesure. Un métier relève de deux secteurs en moyenne, et une entreprise, par ses métiers, de près de quatre. Le filtre n'est pas l'activité déclarée de l'employeur, qui est affichée à part sur chaque ligne.
Source
France Travail, arborescence des métiers par secteur d'activité (ROME 4.0 × NAF).
Ce que ça ne dit pas
La liste des métiers d'un secteur est nationale et généreuse : elle ne couvre que la moitié des annonces réellement publiées par les employeurs de ce secteur. Ce filtre élargit ; pour cibler une activité, lire la colonne activité.
Métier
« De quel métier s'agit-il ? »
Le métier au sens du répertoire ROME 4.0 de France Travail : 532 métiers « parents », auxquels sont rattachées des fiches plus fines qui portent leurs indicateurs.
Comment c'est calculé
Le métier affiché est un code ROME. Les sources, elles, ne publient pas toutes à cette maille : la Dares et l'enquête Besoins en main-d'œuvre raisonnent par famille professionnelle. Le passage entre les deux est la table officielle de qualification de la Dares, où un métier peut relever de plusieurs familles, chacune pesant sa part.
Source
Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME 4.0), France Travail.
Ce que ça ne dit pas
Une fiche rattachée à un métier parent porte les indicateurs de ce parent : c'est la maille à laquelle les sources publient, et la fiche le dit.
Département
« De quel territoire s'agit-il ? »
Le département, seule maille géographique que le service publie. Les 101 départements figurent, France métropolitaine et départements d'outre-mer.
Comment c'est calculé
Toutes les données sont ramenées au département par leurs codes officiels, jamais par leurs libellés. Quand une source ne publie pas pour un département, la valeur reste vide : nous ne remplaçons jamais une mesure locale par une valeur régionale ou nationale.
Source
Code officiel géographique de l'INSEE.
Les seuils, et pourquoi ils existent
50 offres sur douze mois pour être classé. Un métier qui propose dix postes par an dans un département n'y est pas « en tension » : c'est un métier rare. Sans ce seuil, le haut des classements était occupé par des métiers à quelques offres, et un métier sans aucune offre pouvait arriver premier. Le filtre est annoncé sur chaque page et se lève d'un clic — nous montrons ce que nous écartons.
30 projets déclarés pour publier une difficulté. Une famille professionnelle comptant treize projets de recrutement, dont treize jugés difficiles, affichait 100 % — une précision que l'enquête ne porte pas. En deçà, rien n'est publié.
Une marge avant d'écrire une évolution. Les volumes d'offres sont arrondis à la dizaine par la source. Tant que l'écart mesuré d'une année sur l'autre reste sous ce que l'arrondi peut expliquer, nous écrivons « stable » plutôt qu'un pourcentage au dixième.
Les sources et leurs millésimes
Toutes les données sont publiques. Les fichiers bruts sont conservés avec leur empreinte, les chargements sont rejouables et chaque indicateur est recalculable à l'identique. Chaque page porte le millésime de ses sources et la date de la donnée la plus ancienne utilisée.
- Dares — tensions sur le marché du travail par métier
- millésime 2024
- France Travail — statistiques marché du travail (perspective employeur)
- millésime 2025
- France Travail — enquête Besoins en main-d'œuvre
- millésime 2026
- France Travail — statistiques sur les offres d'emploi
- millésime 2026T1
- Arrêté du 21 mai 2025 relatif aux métiers en tension
- millésime 2025-05-21
Version des formules : 2026.13.0. Chaque indicateur porte la version qui l'a produit : une modification de calcul l'incrémente et se retrouve dans l'historique. Le détail des sources et de leurs licences.