Les filières d’élevage françaises sont pourvoyeuses d’emplois. Elles offrent au technicien supérieur en « Métiers de l’élevage : développement, production, conseil » d’importants débouchés en termes d’emplois salariés au sein d’entreprises privées et de structures de tailles et d’activités très diverses, dans les exploitations elles-mêmes, et dans les structures qui les accompagnent en amont et en aval de la production.
Le métier, les emplois et les activités du titulaire du BTSA « Métiers de l’élevage : développement, production, conseil » visent à améliorer la conception, le pilotage, la conduite, les résultats et les performances des systèmes d’élevages en identifiant les freins et leviers culturels et sociotechniques à la conduite et à l’accompagnement au changement. De l’amont à l’aval de la filière, l’expertise zootechnique, l’organisation du travail de l’élevage et de son environnement et la gestion intégrée des systèmes d’élevage de différentes espèces d’animaux ou groupes d’espèces (herbivores, granivores, omnivores, carnivores…) constitue le cœur du métier de technicien de la filière élevage en s’appuyant sur les besoins des éleveurs, des filières et des territoires et les attentes sociétales en matière d’élevage. Dans un contexte politique, réglementaire et sociétale de transitions climatique, agroécologique et alimentaire, ses compétences techniques en matière d’observation et de diagnostic, d’analyse et d’accompagnement personnalisé contribuent à garantir la qualité, la sécurité sanitaire et la traçabilité des productions animales pour une alimentation saine, durable et accessible à tous. Métier à fortes exigences scientifiques, techniques et relationnelles, le technicien travaille toujours en relation avec des animaux, des éleveurs, des techniciens, des entreprises et des partenaires. Il est force de proposition et doit savoir parler de son métier, de son entreprise et de ses pratiques.
Les titulaires de ce diplôme sont concernés par la diversité des situations et la gestion de changements et d’innovation. Ils le sont en faisant, par exemple, le choix de s’installer comme éleveur, le choix de devenir conseiller en élevage ou agent de développement. Ils le sont aussi lors de l’apparition de techniques ou de dynamiques nouvelles de développement ou par des sollicitations d’éleveurs diversifiant leur activité.
L’éthique de l’éleveur, ou de l’intervenant en élevage, s’organise autour du respect des animaux, d’une gestion durable des ressources et de l’environnement, de la gestion des relations entretenues entre les acteurs de l’élevage et les consommateurs et utilisateurs des produits ou services issus de l’élevage.