Programme & Référentiel
Le Master HSE est organisé autour d'un tronc commun aux différents parcours-types du Master Sciences Technologie de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement et d'enseignements de spécialité en sciences de l'eau et sciences du sol.
Le semestre 1 et 2 est à 80 % commun aux trois spécialités de la mention STAAE. L'étudiant acquiert les principales notions fondamentales relatives aux interactions entre l'eau, le minéral et le vivant. L'enseignement porte sur (i) la qualité des eaux et des sols (microbiologie, toxicologie, protection des écosystèmes aquatiques), (ii) les échanges et les transferts entre les différents compartiments environnementaux (physique de l'eau, étude théorique des transferts, agronomie plante et milieu) et (iii) les impacts anthropiques sur la ressource (Bassins versants : protection et ressource). La présentation et l'application d'outils méthodologiques usuels dans les sciences de l'environnement sont également abordés (recherche bibliographique, démarche expérimentale, statistiques appliquées, SIG, anglais scientifique).
Le semestre 3 et 4 sont différentiés selon le parcours-type, et comprend plusieurs projets de mise en situation. Deux écoles de terrain.
Pour le parcours-type HSE, l'enseignement permet de développer l'analyse des hydrosystèmes complexes et d'aborder des cas concrets sous forme de projets. L'enseignement est articulé en 3 blocs de disciplines : les systèmes hydrogéologiques (connaissance, mesures et modélisation des hydrosystèmes complexes), la protection des eaux et sols (transfert des polluant dans le milieu poreux, connaissance des polluants, méthodes d'action en cas de pollution), la gestion et les usages de l'eau (la connaissance et la représentation de l'hétérogénéité du territoire, l'eau dans le contexte agricole, la géothermie).
Un premier projet consiste à établir le niveau de vulnérabilité d'un champ captant destiné à l'alimentation en eau potable. Les étudiants seront amenés à concevoir la méthodologie d'investigation, à réaliser les étapes de terrain, à exploiter les données historiques (hydrogéologie, hydrochimie) puis à réaliser une première proposition de modélisation distribuée. Le schéma de fonctionnement issu de ce travail doit aboutir à des recommandations pour réduire la vulnérabilité du champ captant.
La seconde mise en situation propose une approche intégrée d'un système hydrogéologique complexe et de grande taille (aquifère transfrontalier). L'approche de modélisation ne vise pas cette fois à construire le modèle mais à élaborer un outil intégré de fonctionnement du système avec notamment un couplage avec les données de la télédétection